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Instagram, toi et moi, c’est fini

Si vous me suivez sur Instagram, vous avez sûrement déjà vu que mon compte a été restreint, m’ôtant la possibilité d’y faire certaines choses. Cela m’a forcée à réfléchir à mon utilisation de ce réseau social, et j’en suis venue à une conclusion que j’ai décidé de partager aujourd’hui avec vous.

Mardi ou mercredi dernier, en me connectant sur Instagram comme à mon habitude pour aller échanger avec ma communauté, j’ai découvert que mon compte avait été restreint. Aujourd’hui, il ne l’est plus, mais ça ne change rien à ce que cela m’a fait réaliser.
Restreint comment ? Eh bien, je ne pouvais plus poster de photo, de vidéo ou encore de commentaire, ni chez moi, ni chez les autres. Je pouvais encore aimer des posts et commentaires, discuter en message privé et regarder et partager des story, mais cela s’arrêtait là. Apparemment, c’était lié au lien dans ma bio, en le changeant, tout est revenu à la normale !

Non, ce n’est pas tout à fait exact. Appelons ce titre, un titre putaclic, comme ça se dit sur Internet ha ha ! Je ne quitte pas Instagram, mais pour autant, quand j’ai cru mon compte fichu, je n’ai pas eu envie de créer un nouveau compte pour pouvoir de nouveau poster des photos et des vidéos.
Certain.e.s d’entre vous le savent, l’un de mes comptes Instagram a déjà été supprimé, il y a deux ans, je crois, et j’ai dû repartir à zéro. Je n’en avais pas envie cette fois.

Quand j’ai découvert que mon compte avait été restreint, j’avoue qu’en premier lieu, j’ai été très déprimée. Je sais que beaucoup ne comprennent pas l’attachement qu’on peut avoir à un réseau social, mais ça ne fait rien, je n’ai pas besoin qu’on me comprenne, juste qu’on respecte mes sentiments. J’ai passé des heures et des heures (ça se compte plutôt en jours, voire en semaines ou mois, à ce stade), à bosser sur mon contenu, à échanger avec mes lecteurs et lectrices, à proposer un espace agréable ou discuter, et imaginer que j’allais devoir, pour la deuxième fois (rappelons-le), repartir à zéro était dur à avaler. Au-delà du côté émotionnel et du travail investi, il faut tenir compte du fait que mon Instagram est un outil que j’utilise de manière professionnelle et qui a une utilité pour ma carrière. Repartir à zéro, c’est devoir tout reconstruire, malgré une base solide, et c’est difficile. Pour autant, si je devais le faire, je le ferais, encore une fois. Je suis comme ça, je ne baisse jamais les bras, pas même pour un compte Insta !

Oui, au final, j’ai réalisé que ce que je ressentais n’était pas uniquement ni même principalement lié à l’idée de créer un nouveau compte et de repartir à zéro, ça venait d’ailleurs. Pendant ces quelques jours loin d’Instagram, j’ai compris que ce qui me pesait depuis quelques mois et que je n’arrivais pas à comprendre, cette chose sur laquelle je n’arrivais pas à mettre le doigt, c’était que j’étouffais sur Instagram.

J’adore ce réseau social, c’est mon préféré, et plus que tout, j’aime échanger avec mes lecteurs, lectrices et collègues. C’est une des parties de mon métier que j’aime le plus. Mais je suis arrivée à un stade de ma carrière ou mon lectorat est large, tellement, que je n’arrive plus à suivre sans m’user la santé. Je dois répondre plus brièvement, je ne peux plus entrer dans de longues discussions passionnées comme je le faisais avant, j’ai l’impression de négliger mes lecteurs et lectrices avec mes simples « Merci ♡ » sur une chronique alors que j’ai envie de leur écrire un roman pour les remercier…
Je continuais à faire comme au début de ma carrière, à répondre à tous les commentaires, tous les messages, le moindre mot, mais mon lectorat est bien plus large qu’avant, et pour répondre à tout le monde, il me fallait parfois plus de deux heures par jour. Malgré tout, je n’arrivais pas à me résigner à ne pas répondre aux gens, je comprenais que des célébrités s’abstiennent de répondre parce que c’était trop, mais pour une trentaine de commentaires sur un post et une vingtaine de messages privés, franchement, je pouvais, pas vrai ?
Non, je ne pouvais pas. Parce qu’en plus de ces cinquante réponses, j’en avais de multiples à faire suite à des identifications, des mentions en story, des réponses sur des posts ailleurs que sur mon compte, puis des réponses qui venaient derrière mes réponses… C’était trop.

Si j’aime échanger avec les gens, je fais partie de ces personnes qui ont vraiment besoin de se ressourcer en se retrouvant seules dans leur bulle. Si je suis partie vivre en pleine forêt, loin de la civilisation, et que je passe le plus clair de mon temps avec mes animaux et mon mari, dans notre petit cocon, ce n’est pas sans raison. Parfois, j’ai même besoin d’être seule sans mon mari, et pourtant, je vous jure que je l’aime et qu’il n’est pas bavard et me laisse mes moments de paix ha ha ! Je suis comme ça, je n’y peux rien. J’aime les gens, mais je ne peux pas en permanence être avec eux.
C’est pareil pour Instagram finalement. Dans ma tête, ce temps que je passais sur ce réseau social me faisait l’effet d’une fête ou d’un salon littéraire (sauf que c’était en virtuel), me laissant le sentiment d’être sollicitée en permanence, de devoir mener cinquante discussions différentes en même temps. Et quand je fermais l’application, parfois en étant frustrée parce que j’avais été trop brève dans certaines réponses ou que j’avais quitté sans finir une discussion, j’étais tout simplement épuisée. Nerveusement, c’était très dur, en dépit de tout le plaisir que je prenais à échanger avec tout le monde.

Cette coupure forcée d’Instagram m’a permis de mettre enfin le doigt sur ce qui me bouffait depuis des mois. Depuis quelques temps, je disais à mes amies que je me sentais loin de mes lecteurs et lectrices, surtout ceux et celles de la première heure, que je vivais mal le manque de temps et donc de communication. Je leur expliquais que quelque chose pesait, sans savoir quoi, et enfin, je comprends. L’augmentation de mon activité sur ce réseau social liée à l’élargissement de mon lectorat me rongeait. Je me privais parfois de partager des choses de manière spontanée parce que la simple idée d’ouvrir l’application et de voir le nombre de notifications me stressait. Je ne dirais pas que c’était invivable puisque si la vie ne m’avait pas fait prendre conscience de ça en bloquant mon compte, j’aurais sûrement continué un moment, mais c’était dur. Alors je suis heureuse que ce soit arrivée, heureuse d’avoir compris tout ça. Finalement, ce compte restreint a été une chose positive !

Pour commencer, je ne sais pas si j’aurai toujours le même avis qu’aujourd’hui dans deux semaines. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, peut-être que je recommencerai un jour à poster à fond ! Mais pour le moment, j’ai décidé d’être moins active sur Instagram. Je vais continuer à poster, sûrement moins régulièrement, mais au moins une fois par semaine, mais je ne répondrai peut-être pas à tous les commentaires, parfois je mettrai juste un petit cœur si cela n’appelle pas de réponse, et je n’irai plus ou peu sur les comptes des autres pour commenter. Je comprendrais que certain.e.s ne souhaitent du coup plus venir chez moi non plus et je respecterai parce que je sais ce que c’est que de manquer de temps.
Pour autant, malgré ces changements, je ne disparais pas de la circulation et les discussions ne sont pas finies ! Je suis toujours là, vous pouvez m’écrire, m’identifier, commenter, parler avec moi en privé, m’écrire sur d’autres réseaux comme Facebook ou Twitter, me rejoindre sur mon Discord pour échanger plus longuement, vous abonner à ma newsletter pour ne rien manquer (j’y parle ouvertement de plein de choses et il y a toujours des petits cadeaux pour mes abonné.e.s !) ou encore m’envoyer un mail à contact@erikaboyer.com, je réponds toujours ! À mon rythme, mais je le fais.
J’aime échanger avec vous, ça ne change rien, c’est juste mon utilisation d’Instagram qui se voit légèrement modifiée et ma manière d’aborder les réseaux sociaux ♡

De mon côté, je vais profiter de cette charge de travail en moins pour avancer plus sereinement dans mon travail et me consacrer à ce que j’aime le plus : l’écriture. Sans la pression d’Instagram, je vais pouvoir avancer plus agréablement et vous proposer encore plus de belles choses, j’espère !

Je vous remercie sincèrement de me suivre dans mes aventures et j’espère que vous ne serez pas trop déçu.e.s que je sois moins active sur ce réseau social, que vous comprendrez que cela n’a rien à voir avec vous, que c’est juste pour mon bien-être mental ♡

8 pensées sur “Instagram, toi et moi, c’est fini”

  1. Eléonore dit :

    Je comprends parfaitement ton ressenti, c’est génial que tu puisses en prendre conscience, j’espère que ça te permettra de respirer un peu ! ❤️ Courage, c’est incroyable ce que tu construis…

    1. Erika dit :

      Ça a changé immédiatement mon état d’esprit et du coup, en seulement deux jours à utiliser Insta plus librement, je me sens respirer de nouveau ! Je suis contente **
      Merci beaucoup, ma Nonore ♡

  2. Marion dit :

    Je te comprends à 100%, j’ai moi-même pris la décision de faire une pause avec Instagram… Qui devient oppressant, stressant et plus du tout un plaisir… J’espère que nous aurons l’occasion de nous rencontrer au FNR, ce qui donnera plus de réel à tout cela ❤️
    Surtout continue d’écrire, et arrêtons de nous prendre la tête avec les réseaux sociaux… Postons quand on en a envie et faisons le par passion plutôt que par obligation, je crois que c’est une bonne chose… ❤️

    Courage à toi Erika,
    Plein de bisous d’Alsace !
    Marion Libro

    1. Erika dit :

      C’est fou l’impact que peuvent avoir les réseaux sociaux quand même… Mais je suis d’accord, le mieux reste encore de ne pas se prendre la tête et de faire ce qu’on aime ♡

      J’espère aussi qu’on se verra au FNR, mais il n’y a pas de raison qu’on n’y arrive pas ** J’ai hâte !

      Merci beaucoup, Marion, je te fais des bisous ♡

  3. Callysse dit :

    Je te comprends totalement. J’ai moi-même arrêté aussi avec ce réseau. Je ne regarde plus mon nombre d’abonnés, je poste quand je veux, je fais des photos très simples et j’arrête d’y passer des heures dessus. Ça fait du bien. Et je comprends d’autant plus que quand on est connu ça doit vraiment prendre du temps de rpd à tout le monde. Tu as raison de te recentrer davantage sur la « vraie » vie 🙂 ce n’est pas possible de prendre du temps pour chaque personne qui t’écrit c’est sans fin sinon 😊 et tkt on va pas se vexer! 😘

    1. Erika dit :

      Je pense que de base, les réseaux sociaux bouffent facilement notre énergie, mais parfois, on rend ça encore plus compliqué >< Je n'ai jamais fait la course aux abonnés et j'ai choisi un style simple pour mes photos, en accord avec moi-même, par contre j'avais une certaine régularité au niveau des posts vu que c'était pour le boulot. J'essaye de maintenir à peu près ça, mais sans me prendre la tête maintenant. J'ai supprimé la pression du réseau au final, je l'utilise différemment, à mon rythme, et ça change la vie ! Ça me fait plaisir de voir que les gens ne l'ont pas mal pris ♡

      1. Callysse dit :

        Tu as une base de lecteurs sympas ça doit aider. Et puis on a tous une vie derrière nos écrans et c’est elle qui importe le plus

        1. Erika dit :

          C’est sûr ♡

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