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Garder le moral pendant le confinement…

J’ai hésité un moment avant de faire cet article pour diverses raisons que je vais vous expliquer, et c’est finalement un jour où je ne me sens pas très en forme que je décide de le rédiger (mais aujourd’hui que je le poste, ça va mieux !). Il est plus pour moi, pour me redonner la pêche, que pour vous, mais qui sait, il vous sera peut-être utile ?

Je fais peu d’articles dans la section blog de mon site parce que je n’ai pas beaucoup de temps et que si j’adore écrire, une fois ma session d’écriture du jour terminée et tout mon travail prioritaire fait, je n’ai plus la force d’écrire encore (et même quand j’en ai envie, je me force à me reposer un peu). Par ailleurs, je ne voulais pas écrire au sujet du virus ou du confinement parce que je n’avais pas envie d’y penser plus que je n’y pense déjà au quotidien. Pourtant, je ressens le besoin de le faire aujourd’hui.

Je vois beaucoup de gens parler de ce qui se passe en ce moment, je pense qu’ils en ont besoin, ils ont besoin de crier, de se libérer, ça les aide peut-être à tenir, même. Pour moi, c’est plus compliqué. Je suis très affectée par la situation, comme tout le monde, et voir tant de gens en parler rend les choses plus difficiles pour moi.
Actuellement, je suis épuisée. Je suis anémique et jusqu’à récemment, je n’osais pas contacter mon docteur pour qu’il me prescrive à nouveau du fer (je fais des cures de fer régulières), et ma fatigue physique a accentué ma fatigue morale. (Pas d’inquiétude, je me suis finalement décidée et j’ai pu récupérer du fer, je reprends ma cure, là, alors ça ira vite mieux !) Dans un tel état de fatigue, de faiblesse, je suis bien plus sensible aux petits tracas du quotidien. Je ressens ainsi plus le manque de mes proches, l’impossibilité de sortir et le poids de mon travail. Je suis une acharnée du travail parce que j’adore mon métier, le problème, c’est que j’y pense en permanence (ça va de mon projet en cours à la promotion de mon prochain livre en passant par des inquiétudes variées liées à la gestion de mes réseaux) et je ne sais pas m’arrêter. En temps normal, je m’octroie un week-end mensuel où je pars de chez moi en laissant le boulot à la maison (plus ou moins, je continue à travailler dans le train…) et un moment toutes les deux semaines où je vais passer une super soirée tarot et discussions avec ma collègue et amie Loli Artésia et son mari. Depuis le confinement, je ne peux évidemment plus faire ça, et du coup, j’oublie de m’arrêter. Je travaille en continu et je me fatigue un peu plus.
Dans cette situation, comme je vous le disais, je suis plus faible et plus sensible, alors tous les articles, posts, etc de mon entourage au sujet du virus, des décisions de l’état, du confinement… ils me rongent. Certains m’agacent, d’autres m’attristent et le reste m’épuisent un peu plus. C’est pour cela que j’avais décidé de ne pas en parler moi-même, pour me préserver et pour vous préserver.
Alors pourquoi en parler maintenant ? Parce que j’en ai besoin, et surtout, parce qu’après cette petite explication de la situation, je compte bien aller vers quelques choses de plus joyeux !

Plutôt que de m’apitoyer sur mon sort et me lamenter (attention, je ne juge pas ce qui gèrent la chose différemment, ce n’est pas le sujet, chacun fait ce qui est bon pour lui), j’ai décidé de me concentrer sur le positif et de le partager ça avec vous. Ce sera sûrement brouillon, mais ça ne fait rien, c’est l’intention qui compte ; )

Je ne vais pas vous donner des conseils, chacun a besoin de choses différentes, mais je vais vous donner des pistes et vous raconter comment moi je fais :

1 – Je fais des choses qui me rendent heureuse
Il y a mille façons de se faire plaisir et elles sont différentes selon vos goûts. Moi, par exemple, en ce moment, je relis des livres que j’ai beaucoup aimés ou que j’ai lus à une époque plaisante dont j’aime me rappeler. J’ai récemment relu la saga À fleur de peau de Maya Banks et Cinquante Nuances de E.L. James, des livres sans prise de tête qui sont bourrés de défauts, mais on s’en fiche parce que j’ai juste envie de lectures simples qui me rappellent l’époque où j’étais blogueuse et qui me renvoie à mon amour des livres.
J’écoute aussi des chansons qui donnent la pêche comme la plupart de celles de 1D ou de SHINee. Je ne sautille pas partout dans ma maison, mais dans ma tête, je le fais !
Je regarde aussi des séries, des vieilles comme Un dos tres ou Friends, et des récentes comme Las chicas del cable. Il y a aussi mes émissions chouchous comme Koh Lanta, que j’adore.
Je fais des mots fléchés, je suis devenue accro à ces trucs ha ha. J’écris, je crée des choses, je joue aux jeux de société avec mon mari quand il ne travaille pas, je me pose dans le jardin avec mes chiennes… Bref, je fais tout ce que je peux faire et qui me fait du bien et surtout, tout ce qui m’occupe l’esprit et me permet d’éviter de penser à la situation.

2 – Je prends soin de moi
Prendre soin de moi, c’est continuer à avoir une activité sportive quotidienne, faire attention à ce que je mange, me refaire les ongles, me faire des petits masques… Je fais tout ce qui fait du bien à mon corps parce que ça fait aussi du bien à mon coeur et que ça m’aide. Ça passe aussi par le fait de prendre soin de ma maison parce que le désordre ou la saleté m’étouffe et me mine le moral. Je ne suis pas une malade de la propreté, pas plus que je ne suis quelqu’un qui a besoin d’être bien coiffée et bien maquillée pour se sentir bien dans sa peau, mais j’ai quelques petites choses qui sont indispensables à mon bien-être alors j’évite de me laisser aller parce que je sais que je me sentirai encore plus mal si je le fais…
Certains critiquent ceux qui s’inquiète pour leur poids, on les montre du doigt « comme si votre poids était la priorité », je ne suis pas d’accord avec eux. Certaines personnes comme moi ont besoin de se sentir bien dans leur corps pour se sentir bien tout court. J’ai passé trois ans à faire attention à moi pour avoir un corps dans lequel je me sens aujourd’hui bien après avoir passé plus de vingt ans à me détester et à en être malheureuse, alors c’est important pour moi de le garder comme ça. C’est une bonne chose de s’aimer avec ses rondeurs, ses poils, sans maquillage, etc, mais ce n’est pas parce que Micheline est ainsi que Jacqueline doit être pareil. Chacun sa façon de se sentir bien, il faudrait faire attention à ce que votre façon de mener vos combats contre la grossophobie et autres discriminations liées au physique ne deviennent pas anti-féministes… Respectons chaque femme, chacune a le droit de vivre avec le corps qu’elle souhaite avoir et peut accorder de l’importance à ce qu’elle souhaite, ce n’est pas à nous de décider si c’est moins important ou pas. Soyons bienveillants ♡

3 – Je garde le contact
Les gens que l’on aime sont loin, mais ils sont là, et les appeler ou leur écrire permet de s’en souvenir, d’avoir l’impression que rien n’a changé, que tout va bien. Cela peut sembler mensonger, mais qu’importe, si ça nous aide, pas vrai ? Et puis, ça leur fera forcément plaisir de savoir que vous pensez à eux et que vous allez bien (ou mal, vous avez aussi le droit de leur faire savoir) alors c’est un double bonus ! De mon côté, j’avoue appeler peu parce que mes parents et mon frère sont toujours plus rapides que moi, mais ce qui compte, c’est d’avoir des nouvelles ♡
Vous pouvez aussi créer des groupes de discussions sur Facebook, sur Discord, faire des Skype, des soirées en visio, etc, tout pour ne pas être isolé ! Grâce à Internet, nous ne sommes pas totalement seuls et ça, c’est génial ♡

4 – Je pense à l’avenir, je me donne des objectifs
Se projeter dans l’avenir est sûrement une des choses qui me permet le mieux de tenir. Je pense à mon livre qui va bientôt sortir, aux événements prévus (s’ils ne sont pas annulés d’ici là), aux retrouvailles avec les gens que j’aime, à la plage où j’espère pouvoir aller cet été… Et surtout, je pense à comment je me sentirai quand tout ça sera fini, combien je serai fière de moi d’avoir tenu dans ces moments difficiles !
Se donner des objectifs (publier votre premier livre par exemple ?) aide aussi beaucoup, ça vous donne un but, et surtout, vous pouvez commencer à y travailler pour vous occuper. Finalement, tout renvoie au premier point : il faut s’occuper pour ne pas se laisser envahir par les pensées sombres…

5 – Je m’éloigne des réseaux sociaux
Ils sont nocifs, on n’y peut rien, ils le sont habituellement, mais plus encore en ce moment, pour les raisons que je cite plus haut. On vit une période folle et les gens sont donc fous, je ne peux que vous conseiller de prendre un peu de distance pour ne pas vous bouffer plus. En ces temps difficiles, même mes amis deviennent durs à supporter. Je ne leur en veux pas, je sais qu’ils souffrent autant que moi de cette situation, mais je n’ai pas la force d’endurer certains de leurs propos. Comme d’habitude, au lieu de nous soutenir les uns les autres, nous crachons sur qui nous pouvons (comme ce que je mentionnais dans le point 2), aucun soutien, aucun respect, aucune compréhension, chacun a ses idées et si tu n’as pas la même, tu mérites de mourir… Ce genre de choses, je m’en tiens éloignée le plus possible et je vous assure que ça aide !

Voilà mes cinq façons de garder le moral. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est un début, non ? Je sais que ça n’empêche pas d’avoir des bas, je les vis aussi, comme je vous l’ai dit, mais si ça peut aider à supporter un peu tout ça, pourquoi pas ?
N’hésitez pas à partager vos astuces, vous aussi !

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